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Glossaire
 
 

 


 

A capella

De l'italien "chapelle". Se dit d'un chant sans accompagnement instrumental exécuté dans les églises et les chapelles dépourvues d'accompagnement instrumental.

 

Accentuation

Fait d'augmenter l'intensité de la voix sur un son, une syllabe ou un mot dans la voix parlée comme chantée.

 

Accentus

Dans le chant grégorien, désigne la récitation sur une seule note avec quelques inflexions utilisées par l'officiant pour l'intonation des psaumes.

 

Agrégat

Un agrégat est au sens large un ensemble de notes ou de sons joués ensemble. Parmi les agrégats, on trouve les accords qui sont des notes jouées ensemble pouvant s'écrire comme superposition de tierces.

Aigu

Registre supérieur d'une voix ou d'un instrument.

 

Air

De l'italien aria, forme vocale mélodique intervenant dans la composition de l'opéra et de l'oratorio pour exprimer des sentiments par opposition aux récitatifs, aux ensembles et aux trios.

 

Alléluia

En hébreu "Louez Dieu". Exclamation de joie qui donne lieu sur la finale à une longue vocalise appelée jubilus.

Alto

Voix féminine la plus grave, dite aussi contralto ; chanteuse qui possède cette voix.
Son ambitus s'étend du sol2 au sol4.

Ambitus

Distance entre le son le plus grave et le plus aigu de tout ou partie d'une composition musicale (cf. étendue).

Amplifier/amplitude

Accroître l'intensité d'un son. Il se traduit, sur un plan physique, par un éloignement maximum par rapport au point d'équilibre, du mouvement oscillatoire du son.

Analogique/numérique

Ces deux termes désignent deux manières de représenter des phénomènes physiques dans le temps.

Le terme "analogique" renvoie à l'idée d'analogie, de ressemblance entre le phénomène physique et le graphique associé donnant l'amplitude en fonction du temps, ici x(t). L'approche analogique est principalement caractérisée par le suivi continu dans le temps de la grandeur représentée.


En revanche, la représentation numérique est fondée sur la "discrétisation" du phénomène physique étudié, considérant que l'on peut se contenter d'en connaître des mesures relevées à des instants proches les uns des autres. Il n'y a plus de suivi continu de la grandeur physique, mais des photographies régulières de ce dernier : on définit un signal "discret" sur une suite d'instants séparés tn, c'est-à-dire les amplitudes relevées xn=x(tn). En général, les instants tn sont des multiples entiers d'une durée élémentaire T, c'est-à-dire, tn=nT.


relevés réguliers de mesures de x(t)

"Numériser" un signal analogique x(t) consiste à en déduire le signal discret {x(nT)}, c'est-à-dire à mesurer x(t) régulièrement, aux instants (nT) , et à transformer cette mesure en nombres selon une certaine échelle. Il s'agit de l'échantillonnage. Dans l'exemple ci-dessous, le signal analogique est en bleu, alors que le signal "numérisé" est en blanc.

Analyse

Le mot "analyse" est compris ici comme appartenant au tandem "analyse/synthèse" du son.

Lors de l'analyse d'un son, il s'agit de dégager les éléments propres de ce son. Ceci peut se faire selon deux approches :

l'analyse de la cause : on s'attache à comprendre la cause du son, les phénomènes physiques qui ont permis de le créer. Par exemple, lorsque l'on analyse le son d'une clarinette par ce type de méthode, on modélise la colonne d'air avec des oscillateurs. On n'étudie donc pas l'enregistrement du son mais l'on s'intéresse à la compréhension des "instruments" qui peuvent le produire.
l'analyse de l'effet : on s'attache à comprendre le son résultant en tant que signal. On va donc étudier l'enregistrement d'un son numérisé, et tenter de modéliser ses caractéristiques.

 

Appareil vocal

Ensemble composé d'une soufflerie (poumons et trachée) d'un système vibratoire (cordes vocales) et de résonateurs qui permet à l'être humain d'émettre un son parlé ou chanté avec sa voix.

Articulateur(s)

Élément(s) mobile(s) du conduit vocal permettant l'articulation des consonnes et la formation des voyelles : langue, lèvres, mâchoire, voile du palais.

 

Articulation

Jonction de deux os entre eux, leur assurant une certaine mobilité.
Par exemple, la mâchoire, en dehors de son rôle de masticateur, assure une variété considérable de positions permettant ainsi d¹émettre des phonèmes parlés comme chantés, d¹une grande variété.
Par extension, l¹articulation signifie la manière d¹articuler les sons d¹une langue.


 


 

Bandes ventriculaires

L'ensemble du larynx (y compris les cordes vocales) est tapissé d'une fine muqueuse, dont deux replis, au-dessus du plan glottique, constituent des bandes ventriculaires, ou fausses cordes vocales.

 

Baryton

Voix masculine intermédiaire entre le ténor et la basse ; chanteur qui possède ce type de voix.
Son ambitus s'étend du la1 au sol3.

 

Basse

Voix masculine la plus grave ; chanteur qui possède ce type de voix.
Son ambitus s'étend du do1 au mi3.

 

Bel canto

De l'italien, qui signifie beau chant. Type de chant fondé sur la beauté du son et la virtuosité de l'interprète (trilles, colorature...). Dans un sens plus restrictif, il désigne la technique vocale adaptée aux compositions du début du XIXe siècle, notamment celles de Bellini et Donizetti.

Bouche

Organe mixte du corps humain qui permet d'abord de respirer, de s'alimenter mais aussi d'émettre des sons parlés ou chantés par l'intermédiaire de la langue, des dents et de la mâchoire.

 

Bourdon

Terme désignant l'émission constante et insistante d'une note comme accompagnement d'une mélodie. Le bourdon est utilisé dans le chant grégorien mais aussi dans les musiques modales et traditionnelles.

 

Bronche

Conduit semi-rigide nécessaire au transfert de l'air entre la trachée et les alvéoles pulmonaires.


 


 

Cantate

De l'italien, qui se chante. Composition réservée de préférence à l'église.
Forme musicale religieuse généralement fondée sur un texte liturgique. Elle est basée sur une succession d'airs et de chorals. Il est fréquent d'y trouver des relations particulièrement fines entre le texte et le contour mélodique des voix ou des instruments.

 

Cantilation

Style d'exécution vocale intermédiaire entre le chant et la déclamation utilisé en particulier dans la liturgie hébraïque.

 

Castrat

Chanteur adulte de sexe masculin castré avant la mue pour conserver le registre aigu de la voix d'enfant et doté d'une puissance et d'une agilité exceptionnelles. On fit tenir aux castrats les parties aiguës des chants religieux et en particulier la voix des anges. Les castrats deviennent ensuite des solistes recherchés, surtout dans les opéras du XVIIe et XVIIIe siècles.

Cavités nasales

Parties creuses du nez dont les principales sont les fosses nasales et qui correspondent à chaque narine. Ces cavités communiquent, à l'arrière, avec le pharynx par le rhino-pharynx. Lorsque le voile du palais est élevé, il empêche le passage de l'air.

Cavités pharyngo-buccales

Elles constituent un ensemble de résonateurs ouverts à chaque extrémité (surface de la bouche et hypo-pharynx), de longueur variable essentiellement en fonction de la position du larynx, et dont le volume varie dans des proportions importantes, selon la position de la langue. La fréquence propre d'un résonateur, c'est-à-dire celle qu'il émet spontanément lorsqu'il est excité, est directement proportionnelle à sa surface d'ouverture et à son volume.

 

Chant diphonique

Technique vocale pratiquée, entre autres, chez certains chanteurs tibétains. Elle consiste à émettre un son fondamental tout en faisant entendre une ou plusieurs harmoniques naturels de ce son.

 

Chant grégorien

Chant monodique et sans accompagnement musical s'appuyant sur un texte extrait de l'écriture sainte propre à la liturgie catholique romaine. C'est le pape Grégoire le Grand qui, au VIe siècle, rassembla et codifia ce répertoire vocal.

 

Choral

Chant liturgique de l'église luthérienne qui s'est affirmé à partir de la réforme en Allemagne.

Clair

Cet adjectif désigne une voix :

1) ouverte
2) à la diction compréhensible
3) légère de timbre
4) exempte de "bruit", que ce "bruit" soit produit :
-dans l'aigu, par le formant du chanteur;

-dans le médium, par une certaine dose de nasalité;
-dans le grave, par un sombrage se rapprochant de la friture vocale.

Le timbre d'un chanteur peut être naturellement clair ou sombre en fonction de ses résonateurs.

 

Colonne d'air

Masse d'air de forme cylindrique et d'axe vertical venant des poumons, via la trachée, et mise sous pression par le diaphragme provoquant la phonation en franchissant les cordes vocales.

 

Colorature

Ornementation virtuose d'une mélodie qui peut être écrite par le compositeur ou confiée à l'interprétation du chanteur.

 

Conduit vocal

Espace situé entre les cordes vocales et les lèvres, délimité par les parois du pharynx et de la bouche. Le conduit vocal est constitué de plusieurs sections successives, dont chacune forme une cavité qui communique avec ses voisines (voir formant).

Consonne

Son du langage caractérisé par la présence d'un obstacle dans le conduit vocal et qui, d'un point de vue fonctionnel, forme la marge de la syllabe, par opposition aux voyelles, qui en constituent le noyau.

Contralto (cf alto)

Désigne la plus grave des voix féminines.
Son ambitus s'étend du sol2 au sol4.

Cordes vocales ou plis vocaux

Ensemble complexe constitué de muscles et de ligaments recouverts par la muqueuse laryngée. Les cordes vocales sont au nombre de deux, une gauche et une droite, et peuvent se contracter, augmenter leur rigidité, être allongées passivement par des muscles ou encore être pressées l'une contre l'autre pour obturer la glotte.

Les cordes vocales ne sont pas des cordes contrairement à ce que l'on croit. Le meilleur terme pour parler des cordes vocales est le mot "plis vocaux". Pour comprendre le mécanisme des "cordes vocales", on peut les comparer aux lèvres du trompettiste quand il souffle dans son embouchure. Les cordes vocales sont des lèvres placées au bout d'un tuyau, la trachée. La trachée est le tube qui provient des bronches et des poumons. Les cordes vocales s'écartent pendant la respiration et s'accolent plus ou moins l'une à l'autre pour produire un son.
La voix dépend de l'équilibre installé entre la pression de l'air venant des poumons par la trachée et la tension que l'on met dans les lèvres vocales. Ces lèvres sont des muscles et on peut donc les durcir ou les ramollir selon les besoins. On peut aussi les épaissir et les amincir et donc produire des sons différents. Les plis vocaux forment une demi bouche horizontale. Le larynx est un robinet qui sert à fermer la trachée. Il est placé juste derrière la "pomme d'Adam".
Quand les plis vocaux s'écartent en arrière, cette demi-bouche s'ouvre et l'air peut entrer et sortir des poumons. Les plis vocaux sont musculaires comme les lèvres. On peut, comme pour les lèvres, les durcir, les ramollir, les étirer, les épaissir, les amincir ou les serrer plus ou moins fort l'un contre l'autre ou même les laisser un peu à distance comme dans la voix confidentielle. Les plis vocaux, dans ce cas, flottent dans le courant d'air.

 

Couleur

La notion de couleur en musique est une métaphore de la notion utilisée en peinture. Elle ne peut être définie de manière absolue, mais de manière différentielle, par oppositions. Ainsi on dit d'une voix qu'elle a une couleur claire ou une couleur sombre. La couleur en musique est liée au timbre.

 

Coup de glotte

Dans la synthèse de la voix chantée, notamment avec le programme Chant, on utilise un modèle source-filtre dans lequel la source représente des coups de glotte, dont on peut faire varier le nombre par secondes, ce qui modifie la fréquence du son synthétisé.

 



 

Diaphragme

De diaphragma, en grec, qui signifie cloison. Muscle large et mince (sorte de lame musculaire) en forme de dôme qui sépare le thorax (c¦ur et poumons) des viscères de l¹abdomen (estomac, intestin, foie, rateŠ). Sa contraction permet d¹inspirer donc de remplir d¹air les poumons et ainsi, de repousser vers le bas les viscères, augmentant d¹autant le volume de la cage thoracique et inversement pour l¹expiration.
Il est primordial pour l¹émission vocale. D¹abord il permet l¹élan vocal par l¹inspiration et enfin, c¹est lui qui contrôle ou régule le souffle lors de la production vocale, dans la phase d¹expiration.

 

Données acoustiques de la voix

L'instrument vocal permet de distinguer : la voix parlée, chantée, criée, la voix haute, la voix basse ou chuchotée, la voix du registre aigu, du registre grave, la voix féminine, masculine, enfantine, la voix forte, faible, la voix inspiratoire, claire, sourde, bien timbrée ou rauque.

 


 

Échantillonnage

Un échantillon est en général une petite quantité d'une matière que l'on montre pour suggérer une idée de l'ensemble. L'échantillonnage sonore repose sur ce principe : d'un signal analogique continu, on extrait un certain nombre de relevés (qui constituent alors un signal discret), dans l'idée qu'un nombre élevé de relevés suffisent à suggérer le son d'ensemble. Le principe utilisé est celui du cinéma, où des images fixes mises bout à bout, au-delà d'un certain nombre d'images par seconde, vont créer l'illusion de mouvements continus.

L'échantillonnage repose donc sur une double approximation du phénomène initial :

une approximation dans le temps, puisque l'on remplace le signal original par une suite de mesures régulières de ce dernier ;
une approximation en amplitude, puisque la mesure est faite selon une grille qui est plus ou moins fine.

Les deux schémas ci-après rendent compte du procédé en montrant d'abord le signal analogique initial, puis le signal discret, puis la mesure (période d'échantillonnage en rose, grille de mesure en rouge).



Enveloppe

L'enveloppe temporelle d'un son est la courbe qui englobe, qui entoure (comme une enveloppe autour d'une feuille) la courbe d'intensité de ce son.

 

Épiglotte

Languette cartilagineuse qui ferme la glotte au moment de la déglutition et constitue le carrefour entre la trachée et l'oesophage.

Étendue

Ensemble de sons, du grave à l'aigu, qu'une voix est susceptible d'émettre.

 

Expiration

Action de chasser hors des poumons l'air inspiré.

 

Extrapoler

De manière générale, extrapoler consiste à transposer une chose connue dans un domaine donné vers un autre domaine pour en déduire quelque chose.

 


 

Fausset

Technique vocale qui n¹utilise que le registre aigu de la voix masculine en favorisant les résonateurs crâniens supérieurs. D¹où le terme "voix de tête" pour qualifier aussi ce type de voix.

Le terme fausset signifie, étymologiquement parlant, fausse voix d¹homme car, dans ce cas précis, l¹homme n¹utilise pas ses organes vocaux dits naturels.

Chine, air d'un opéra de Pékin, le travestissement de la voix, le filtre. Le rôle principal féminin est traditionnellement interprété par un homme qui chante avec une voix de fausset.
©

Filtre

Un filtre est un procédé de traitement du son qui consiste à supprimer certaines régions d'un spectre. Il est caractérisé par une réponse impulsionnelle, et une fréquence de coupure.

 

FOF (Fonctions d'ondes formantiques)

Une fonction d'onde formantique est un morceau de signal périodique dont le spectre en fréquence reproduit un formant donné. Les FOF sont utilisées dans le programme Chant.

 

Fosse nasale

Résonateurs supérieurs de l'appareil phonatoire.

Fondamentale

La fondamentale d'un son périodique est le constituant de son spectre le plus grave en fréquence. Les autres constituants ou harmoniques ont une fréquence multiple de celle de la fondamentale.

Formants

Zone d'énergie renforcée dans un spectre par phénomène de résonance. Une voyelle est caractérisée par ses formants, qui permettent de l'identifier.

Fourier

C'est au mathématicien français Joseph Fourier (1772-1837) que l'on doit les principes actuels d'analyse et de synthèse du son. Il a en effet montré que tout phénomène mathématique ou physique périodique de période T peut se décomposer comme somme d'oscillations simples appelées sinusoïdes de périodes T, 2T, 3T, etc.

Lorsque l'on analyse un son avec l'ordinateur, on décompose selon ce principe un son complexe en une somme de sons sinusoïdaux simples.

Fréquence

La fréquence est le nombre de vibrations par seconde dans un phénomène périodique.

 


 

Glotte

Espace ou fente plus ou moins ovale délimité par les bords internes des cordes vocales venant s'accoler l'une contre l'autre. La forme et la taille de cette ouverture varient en fonction du comportement vibratoire des cordes vocales, c'est-à-dire principalement de la hauteur, du registre et de l'intensité. Elle est située à l'extrémité supérieure de la trachée.

 

Gorge

Partie antérieure du cou située au fond de la bouche, à l'entrée du pharynx qui comprend le voile du palais, la luette et les deux amygdales.

 

Gosier

Partie interne du cou, comprenant le pharynx et l'entrée de l'oesophage et du larynx.

Grave/aigu

A l'intérieur de la plage de perception de l'oreille humaine (de 20 à 20000 Herz), un son grave est produit par des ondes de faible fréquence, alors qu'un son aigu est produit par des ondes de fréquence élevée.

 

Guimbarde

Instrument de musique populaire comprenant une languette flexible, souvent métallique, fixée dans un cadre dont le son se trouve amplifié par la bouche du musicien.

 

Guttural

Technique d'émission vocale privilégiant le fond de la gorge et donnant au son une couleur plutôt noire.

 


 

Harmoniques

Un son périodique peut se décomposer selon la méthode décrite par Fourier comme une somme de sinusoïdes élémentaires, appelées harmoniques, et qui apparaissent sur un sonagramme sous la forme de traits horizontaux régulièrement espacés. Pour un son périodique de fréquence f, le premier trait représente la fondamentale, c'est-à-dire l'harmonique de fréquence la fréquence f. Le deuxième trait est à la fréquence 2f (2 fois f), le troisième à 3f (3 fois f), et ainsi de suite.


sonagramme d'un son de flûte (fréquences sur l'axe vertical)

 

Hauteur

La hauteur d'un son se définit :
si le son est périodique, par la fréquence de sa fondamentale ;
si le son n'est pas périodique, sa hauteur ne peut être définie dans l'absolu mais seulement en le comparant à d'autres sons.

Le son émis par la voix est plus ou moins aigu. On dit communément qu'il est plus ou moins haut. Il est causé par une vitesse plus ou moins élevée du battement des cordes vocales.

 

Helden Tenor

En allemand désigne un ténor à caractère héroïque. Détermine plus un type d'emploi qu'un type de voix; généralement appliqué à certains rôles wagnériens.

 

Haute-contre

Voix masculine aiguë plus étendue dans le haut que celle du ténor.

Herz

Unité acoustique de fréquence (Hz en abrégé) mesurant le nombre de cycles par seconde : pour chanter un la à 440 Hz, les cordes vocales devront s'ouvrir et se fermer 440 fois par seconde.

 

Hypo-pharynx

L'hypo-pharynx contient le dispositif laryngé et communique avec l'oesophage : c'est le carrefour des voies aérienne et digestive.

 

 

 

Indicateur

Un indicateur est une donnée permettant de mesurer de manière quantitative, grâce à une formule mathématique un phénomène observé. Lorsque l'on modélise un phénomène, on s'attache à définir des indicateurs.

 

Inspiration

Action qui consiste, à l'aide du diaphragme, à rassembler dans les poumons, via la trachée, l'air nécessaire à l'expiration et donc à la phonation.

Intensité

Variation de l¹amplitude d¹un son. Elle est causée par une énergie plus ou moins forte en provenance du diaphragme. Cette énergie provoque une pression plus ou moins forte de l'air sous la glotte. La variation de l'amplitude du son émis et plus ou moins grande.

 

Intonation

L'intonation est le ton que l'on prend en parlant, en disant ou lisant un texte.

 



 

Langue

Corps charnu, allongé, mobile, situé dans la cavité buccale et qui, chez l'homme, joue un rôle essentiel dans la déglutition et l'émission de la voix.

 

Laryngoscopie

Technique audiovisuelle permettant, à l'aide d'un minuscule oeil électronique, d'observer le mouvement des cordes vocales au niveau du larynx.

Larynx

Élément vibrateur du système phonatoire, sa fonction consiste à créer une discontinuité dans la colonne d'air expiratoire afin d'engendrer une onde sonore. Situé à l'entrée de la cavité pharyngienne, le larynx constitue l'extrémité supérieure de la trachée. C'est un ensemble de cartilages articulés, reliés entre eux par des ligaments et des muscles (dont les cordes vocales), l'ensemble étant tapissé d'une fine muqueuse. Ses liaisons musculaires, avec la partie supérieure du thorax d'une part et la base du crâne et le maxillaire inférieur d'autre part, lui assurent une grande mobilité, surtout verticale.

Le larynx est un robinet qui sert à fermer la trachée. Il est placé juste derrière la "pomme d'Adam". Quand les plis vocaux s'écartent en arrière, cette demie-bouche s'ouvre et l'air peut entrer et sortir des poumons.

 

Linéaire

Une grandeur linéaire est une grandeur qui varie proportionnellement à sa cause de variation. Ainsi, il existe des amplificateurs de sons linéaires, pour lesquels l'intensité du son en sortie est proportionnelle à celle du son en entrée.

 

Lisser

Lisser, c'est rendre lisse. Dans le cas d'un son, cela consiste à aplanir des petites perturbations au profit d'une enveloppe plus régulière.

 


 

Mâchoire

Formation osseuse et cartilagineuse de la bouche formée de deux éléments : la mâchoire inférieure qui est mobile et la mâchoire supérieure scellée au reste de la tête. La mâchoire inférieure s¹articule contre l¹autre, d¹abord pour la mastication des aliments et enfin pour modeler les cavités pharyngo-buccales, en fonctions des phonèmes parlés ou chantés que l¹on désire émettre.

 

Matériau

Un matériau, en musique comme en architecture, est une matière servant à construire, à fabriquer. Ainsi, le compositeur choisit des éléments privilégiés qu'il travaillera dans l'oeuvre. À ces éléments objectifs s'ajoutent ceux parfois plus subjectifs relevant de son style, l'ensemble constituant son matériau.

 

Mélisme

Ornementation mélodique émise en dehors de l'appui de la syllabe. L'adjectif mélismatique s'oppose à syllabique, qui implique une seule note par syllabe.

Mélodie

Ligne musicale horizontale et sinueuse qui relie des sons différents. C'est aussi un genre musical, une composition pour voix seule souvent accompagnée par le piano.

 

Mezzo-soprano

Voix féminine de tessiture moyenne entre le soprano et le contralto.
Son ambitus s'étend du la2 au la4.

 

Mirliton

Tube creux, en général en bois, garni à ses extrémités d'une membrane et percé d'une ouverture latérale près de chaque bout, sur laquelle on applique les lèvres pour nasiller un air. Le souffle de l'instrumentiste fait vibrer la membrane, modifiant le timbre de la voix parlée ou chantée.

Modèle mathématique

Un modèle mathématique d'un phénomène est une explication de ce phénomène sous la forme d'équations supposée en rendre compte le plus fidèlement possible. Ainsi le modèle de la chute des corps permet-il de prévoir la trajectoire d'un caillou lancé devant soi.
Tout aussi importante que les équations est la validation de ce modèle par l'expérience, permettant d'en préciser la portée et d'examiner les cas où il s'appliquerait mal ou pas du tout.

Modéliser

Modéliser consiste à proposer un modèle d'un phénomène étudié.

 

Modulation de fréquence

La modulation est un principe général en sciences physiques selon lequel une onde dite "modulante" vient altérer une onde dite "modulée". Dans le cas de la modulation de fréquence, l'onde modulante agit sur la fréquence de l'onde modulée. Ce principe de modulation de fréquence a été appliqué à la synthèse des sons par le scientifique américain John Chowning dans les années 70.

 

Monodie

Chant à une voix avec ou sans accompagnement à la différence de la polyphonie.

 

Mue

Transformation vocale qui s'opère dans le timbre et la hauteur de la voix des jeunes gens au moment de la puberté (entre 8 et 12 ans selon les cas).

 


 

Nasalisé

Donner un timbre nasal à une voyelle ou à une consonne. La prononciation accentue la résonance des cavités nasales mises en communication avec l'arrière-bouche.

 

Neumes

Signe évoquant les hauteurs de sons et de mouvements mélodiques.

 

Niveau

Le niveau sonore est souvent mesuré en décibels ou dB qui exprime le logarithme du rapport de la puissance du son étudié à la puissance d'un son pris comme référence.

 

Numériser

Numériser, comme échantillonner, signifie procéder à un échantillonnage.

 


 

Oesophage

Partie supérieure du tube digestif, canal musculo-membraneux qui va du pharynx à l'estomac et dont les parois, normalement appliquées l'une contre l'autre, s'écartent au passage du bol alimentaire.

 

Oscillographe

Appareil permettant de mesurer des tensions électriques en fonction du temps ou une tension en fonction d'une autre.

 

Organum

Désigne les formes polyphoniques en usage du IXe siècle au XIIIe siècle dans la musique religieuse catholique.

 

Oro-pharynx

L'oropharynx part du sommet de l'épiglotte et s'étend jusqu'au voile du palais ; il comprend les piliers, de part et d'autre de la base de la langue, qui se joignent à leur sommet en une arcade d'où pend un petit appendice charnu, la luette.

 

Ostinato

Courte formule mélodico-rythmique systématiquement répétée. L'ostinato peut se combiner avec d'autres techniques polyphoniques.

 


 

Palais

Cloison qui forme la partie supérieure de la cavité buccale et la sépare des fosses nasales. Partie supérieure interne de la bouche.

 

Palais osseux

Paroi supérieure de la bouche, séparant celle-ci des fosses nasales.

 

Partiel

On sait depuis Fourier qu'un son périodique se décompose d'une certaine fréquence f se décompose comme somme d'harmoniques dont les fréquences sont les multiples de f. Il arrive que dans un sonagramme on trouve des composantes qui ne font pas partie de la série harmonique (f, 2f, 3f, 4f, etc). Ce sont des partiels. Leur présence signifie que le son étudié n'est plus périodique.

Période

Intervalle de temps qui s'écoule entre deux états semblables d'un phénomène.

Périodicité

La périodicité est pour un phénomène le fait d'être périodique. Le phénomène se répète identiquement à lui-même à intervalle de temps régulier. Cet intervalle est la période.

Pharynx

Cavité verticale située entre le larynx et la bouche, sous l'épiglotte, dont la forme ressemble à un entonnoir. Le pharynx, ou arrière-gorge, se divise de bas en haut en trois étages, l'hypo-pharynx, l'oro-pharynx et le rhino-pharynx.

L'hypo-pharynx contient le dispositif laryngé et communique avec l'oesophage : c'est le carrefour des voies aérienne et digestive.

L'oropharynx part du sommet de l'épiglotte et s'étend jusqu'au voile du palais; il comprend les piliers, de part et d'autre de la base de la langue, qui se joignent à leur sommet en une arcade d'où pend un petit appendice charnu, la luette.

Le rhinopharynx (ou naso-pharynx) se situe derrière le voile du palais et communique avec les fosses nasales.

Les parois du pharynx sont de nature musculaire, ce qui permet des contractions, rétrécissements ou allongements, susceptible de modifier le volume de la cavité et par la suite sa fréquence propre et le timbre des sons.

 

Phonation

(du grec phônê, voix)
Ensemble des paramètres qui agissent sur la production de la voix.
Pour faire un son : on prend un peu d'air (élan respiratoire) en ouvrant la glotte et après avoir rapproché les plis vocaux, la glotte se ferme. Puis, on fait vibrer les plis vocaux en faisant passer un peu d'air à travers. La qualité de la voix dépend de l'équilibre réalisé entre la pression de l'air des poumons et la tension des plis vocaux.

 

Phonatoire

Relatif à la production de sons vocaux et du langage articulé, parlé comme chanté.

Phonème

Son caractéristique d'une langue qui s'oppose aux autres sons de cette même langue.

 

Phoniatre

Médecin qui s'occupe particulièrement des troubles de la phonation, des phénomènes pathologiques de la phonation ou des troubles de la voix parlée comme chantée.

 

Plain-chant

Désigne à partir du XIIe siècle un chant d'église.

 

Polyphonie

Caractère de toute musique écrite pour plusieurs voix ou plusieurs instruments.

Poumons

Réservoir naturel du corps humain permettant d'emmagasiner de l'air, d'une part pour oxygéner le sang mais également pour émettre une pression, grâce à l'intermédiaire du diaphragme, sur les cordes vocales dans la perspective de la phonation.

 

Pression acoustique

La pression acoustique concerne le mouvement des molécules d'air excitées par un son. Physiquement, une pression correspond à une force par unité de surface.

Programme Chant

Il s'agit d'un programme informatique conçu à l'Ircam, initialement développé pour la synthèse de la voix, mais très vite utilisé pour d'autres synthèses, et fondé sur un modèle source-filtre.

 

Propagation

La propagation d'un son désigne sa diffusion dans l'espace.

Prosodie

(du grec prosôdia, accent tonique)

1. Ensemble des règles relatives à la quantité des voyelles qui régissent la composition des vers (notamment dans les poésies grecque et latine).

2. Étude des règles de concordance des accents d'un texte et de ceux, forts ou faibles, de la musique qui l'accompagne.

3. Élément de la phonétique étudiant l'intonation, l'accentuation, les tons, le rythme, les pauses, la durée des phonèmes.

 

Psalmodie

Chant déclamé des psaumes et des cantiques de la Bible à l'office ou à la messe.

 


 

Qualitatif

Qui appartient au domaine de la qualité (souvent opposé à quantitatif).

Quantitatif

Qui appartient au domaine de la quantité (souvent opposé à qualitatif).

 


 

Récitatif

Passage narratif d'un opéra. Le chant y est librement déclamé ; la mélodie et le rythme suivent les inflexions de la parole. Il peut être accompagné seulement au clavecin. On emploie alors le terme de recitativo secco.

Registre

Ensemble des sons émis dans une même configuration laryngée. Afin de lever toute ambiguïté terminologique, il est préférable de parler de mécanisme. Le mécanisme 1 correspond à la voix de poitrine, le mécanisme 2 aux phénomènes du fausset en général. Les autres mécanismes nommés 0 et 3, sont plus rares et correspondent à la voix de Strohbass © et à celle de sifflet (extrême aigu)

Les trois parties fondamentales du registre sont le grave, le médium, l'aigu composant l'échelle sonore ou la tessiture d'une voix.

 

Répons

Chant liturgique chrétien dans lequel le célébrant entonne un verset dont le thème est ensuite repris par l'assemblée ou modulé avec des variantes.

 

Requiem

Désigne la messe des morts des rites catholiques. Requiem signifie en latin "je me souviens".

Résonance

Chacun sait que, dans toutes les armées du monde, il est interdit de marcher au pas sur un pont, afin d'éviter son écroulement. Ceci parce que les systèmes physiques, qu'ils soient des ponts ou des voyelles articulées par la bouche, donnent lieu au phénomène de résonance : il existe une fréquence, dite fréquence de résonance (par exemple celle du pas cadencé sur le pont) à laquelle l'intensité du déplacement mécanique ou électrique est maximale, provoquant parfois l'effondrement de la structure qui y est soumise. Pour la voix, les courbes d'intensité des voyelles montrent que chacune d'elles est caractérisée par quelques maxima correspondant à des résonances.

Résonateurs

Les cavités pharyngo-buccales constituent un ensemble de résonateurs ouverts à chaque extrémité (surface de la bouche et hypo-pharynx) de longueur variable essentiellement en fonction de la position du larynx, et dont le volume varie dans des proportions importantes, selon la position de la langue. La fréquence propre d'un résonateur, c'est-à-dire celle qu'il émet spontanément lorsqu'il est excité est directement proportionnelle à sa surface d'ouverture et à son volume.

Les lèvres, les mâchoires, la langue, le voile du palais, les cavités de la bouche, de l'arrière-bouche (le pharynx) et du nez, lors de l'écoulement du souffle et de l'émission de la voix, permet l'articulation des sons du langage c'est-à-dire des phonèmes.

 

Respiration circulaire

Technique de respiration permettant au chanteur de maintenir un flux continu et homogène de son expiration et donc de son emmission vocale.

 

Rhino-pharynx

Le rhinopharynx se situe derrière le voile du palais et communique avec les fosses nasales.

 


 

Signal

Dans une communication, au sens le plus large qui soit, entre une source et un destinataire, le signal est le phénomène physique qui rend la transmission techniquement possible. Il s'agit d'une grandeur de nature physique quelconque variant dans le temps. Ainsi, dans le cas de la diffusion d'une musique par des haut-parleurs, le signal qui circule entre l'amplificateur et ces derniers est constitué par une tension électrique.

La théorie du signal est fondée sur l'étude des modèles mathématiques qui le représentent le plus commodément, indépendamment de la nature physique des grandeurs. Il existe deux approches temporelles du signal, la représentation analogique et la représentation numérique.

Sinus

Cavités crâniennes situées au-dessus du nez, au niveau du front. Sinus osseux, cavité dans certains os de la tête (frontal, maxillaire supérieur).

Son périodique

Son stable fondé sur un élément sonore se répétant régulièrement dans le temps rigoureusement de la même façon.

 

Son pseudo-périodique

Son fondé sur un élément sonore se répétant régulièrement dans le temps mais subissant quelques modifications, par exemple dans son amplitude.

Sonagramme

Le sonagramme est une représentation d'un son constituée par l'évolution dans le temps de ses constituants.

Produit par Sona Graph, c'est une représentation graphique du son sur le plan spectral (au sens de Fourier). Le temps (en secondes) est en abscisse et la fréquence (en herz) en ordonnée. La graduation des axes varie en fonction de la résolution de l'analyse. Le sonagramme, en fournissant une véritable radiographie du son, apporte une aide efficace aussi bien à la psychoacoustique qu'à l'analyse musicale. Sur micro-ordinateur il peut être produit grâce au logiciel AudioSculpt.


sonagramme d'un son de flûte (fréquences sur l'axe vertical)


sonagramme d'un son de cymbale (fréquences sur l'axe vertical)

Soprano

Voix féminine ou de garçon avant la mue, la plus élevée des voix.
Son ambitus s'étend du do3 au do5.

Souffle

On considère qu'il y a deux types de souffle :

Thoracique supérieur : correspond à une voix d'expression simple; quand on parle, on prend de l'air en montant légèrement le thorax, puis lorsque celui-ci descend, un courant d'air se produit et un son est créé par le simple passage de l'air à travers le larynx.

Abdominale : correspond à l'émission de la voix projetée. On projette un son. Il est fait de la mise en route du souffle abdominal : l'intérêt de cette respiration abdominale c'est qu'elle permet de bénéficier du réglage diaphragmatique. Le rôle du diaphragme est de refouler les viscères de l'abdomen vers le bas qui viennent s'étaler en ceinture, ce qui permet l'élargissement de la cage thoracique et donc l'inspiration... muscle moteur principal de l'inspiration. Quand on est dans le souffle, il sert de réglage du débit pour un son abdominal. Tandis que pour un souffle thoracique on se sert du larynx pour le réglage du débit.

Spectre sonore

Ensemble des constituants fréquentiels d'un son, qui peut-être représenté par un sonagramme.

 

Sprechgesang

De l'allemand, chant parlé. Désigne une déclamation vocale intermédiaire entre le chant et la parole non chantée.

© - Le principe de la récitation sans hauteurs fixes, construite sur des syllabes sans signification par ce chaman argentin procède un peu de la même démarche.

Synthèse

La synthèse rassemble les procédés permettant de produire des sons à partir de dispositifs électriques, électroniques ou informatiques, qu'ils soient analogiques ou numériques. Ces sons produits artificiellement peuvent chercher à imiter un son donné ou, au contraire, être nouveaux, inouïs au sens de "jamais entendus".

La synthèse est inséparable de l'analyse car elle nécessite une connaissance fine du type de son que l'on cherche à produire. C'est ce que l'on appelle un modèle de son, c'est-à-dire un ensemble d'équations rendant compte plus ou moins fidèlement de ce son. Établir, ce modèle, ces équations, ne peut se faire qu'en analysant le son.

Synthèse de la voix

Il s'agit de produire une voix par des moyens artificiels. Mais il faut ici distinguer la synthèse de la voix parlée de celle de la voix chantée.

Synthèse de la voix chantée

Il existe plusieurs méthodes pour synthétiser la voix chantée, celle utilisée par le programme Chant s'appuye sur un modèle source-filtre (la source est l'équivalent des poumons, du diaphragme et des cordes vocales, le filtre celui des articulateurs et des résonateurs).

Synthèse de la voix parlée

Le but de la synthèse de la parole est de faire énoncer par une machine un texte écrit. Un système de synthèse de la voix parlée comporte donc plusieurs étapes :

calculer la prononciation du texte écrit en le transcrivant sous forme de phonèmes, c'est la phonétisation. En effet, dans une même langue, une lettre donnée peut se prononcer de différentes manières.
calculer la prosodie, c'est-à-dire le rythme, les hauteurs et la dynamique de la prononciation.
calculer les éléments constitutifs du synthétiseur vocal, par exemple les paramètres d'un logiciel.
faire "jouer" le synthétiseur pour énoncer le texte écrit.

Il existe trois familles de synthétiseurs vocaux actuellement :

la synthèse selon le modèle source-filtre. Cette méthode de synthèse est calquée sur la modélisation de l'appareil vocal en tant que source et filtre. Ce type de synthèse imite les paramètres acoustiques de la voix, c'est-à-dire le résultat sonore produit par l'appareil vocal. À partir de la description des sons à synthétiser sont calculés les paramètres du signal de source (fréquence fondamentale, force, durée, etc) et les paramètres du conduit vocal (formants).
les synthétiseurs articulatoires sont construits non plus sur les propriétés du son produit par l'appareil vocal, mais sur ses propriétés physiques et géométriques. C'est donc le fonctionnement de l'instrument qui est imité, non son résultat.
les synthétiseurs par échantillonnage et concaténation utilisent un principe analogue à celui des pianos numériques. Un catalogue des différents sons de parole et de leurs enchaînements est établi et stocké en mémoire. La synthèse consiste à recoller le signal échantillonné correspondant aux sons élementaires. De plus, on modifie certaines qualités de ces sons, afin de leur donner un certain naturel dans la prosodie.

Système phonatoire (mécanique de la voix)

La machine à parole est composée de 6 "robinets" qui régulent le débit de la voix.

entre les deux lèvres;
entre la partie antérieure et supérieure de la langue et les gencives supérieures;
entre la base de la langue et le voile du palais;
le larynx, les plis vocaux ou cordes vocales proprement dites;
entre le plafond du voile du palais et le plancher au niveau des fosses nasales;
les fosses nasales.

On peut faire des bruits d'explosion, d'écoulement et de vibration.

 


 

Teneur

Voix la plus basse qui tient la mélodie et sert de base dans une composition polyphonique du moyen âge.

Ténor

Voix d'homme élevée; chanteur qui possède ce genre de voix.
Son ambitus s'étend du do2 au do
4.

 

Tension électrique

Une tension électrique est une différence de potentiel entre deux points d'un circuit.

Tessiture

Ensemble de sons qu'une voix est en mesure de produire sans difficulté et qui donc conviennent à une voix donnée. Par extension, ce terme désigne des catégories vocales résultant de classifications (tessiture de ténor) ou même de sous-catégories (tessiture de ténor léger)

Thorax

Partie supérieure du buste chez l'homme où se situent les poumons, eux-mêmes protégés par la cage thoracique, ensemble de côtes souples réunies devant par le sternum et derrière par la colonne vertébrale.

Timbre

Ensemble des caractéristiques qui déterminent la qualité particulière d'un son et permettent de l'identifiier.
L'empreinte du timbre est le spectre sonore représentée par exemple sous forme de sonagramme.

Trachée

Chez l'homme et certains vertébrés, canal maintenu béant par des anneaux de cartilage, qui fait communiquer le larynx avec les bronches et sert au passage de l'air. Tube qui provient des bronches et des poumons et débouche, comme une cheminée, derrière la langue, au niveau de la "pomme d'Adam" (pomme qui, d'ailleurs, appartient aussi à "Ève" mais se trouve être moins proéminente que chez l'homme).

ppartient à ève aussi)

Traiter

Traiter un son consiste à lui appliquer une transformation. Généralement, cela ne se fait pas de manière aveugle mais d'abord en analysant le son pour le connaître, pour ensuite modifier certains de ses paramètres puis synthétiser le résultat final.

 

Transitoires

Parties les plus évolutives d'un son, déterminantes pour le timbre, situées au début (transitoires d'attaque) et à la fin (transitoires d'extinction). Pour la voix, la forme et la durée des transitoires sont fonction de l'articulation, essentiellement des consonnes.

 

Trémolo

Souvent confondu avec le trille, le trémolo est la répétition rapide d'une note sur une même hauteur, généralement utilisée à des fins ornementales.

 

Trille/Trémulation

Fluctuation systématique entre deux degrés, et non pas sur un seul comme pour le vibrato. La trémulation (oscillation) du larynx provoque un trille à forte amplitude mélodique.

 


 

Vibration(s)

Les vibrations de l'air sont produites par un son et elles propagent à leur tour ce son par un mouvement des molécules d'air.

 

Vibrato

Variation régulière de la hauteur d'un son émis par une voix ou un instrument.
Cette variation, généralement inférieure au demi-ton, est de l'ordre de 6 à 7 fois par secondes, mais peut atteindre des valeurs considérables dans certains styles de chant (près d'une quinte dans le théâtre Nô japonais).
Une voix totalement dénuée de vibrato est dite droite ou blanche.

 

Voile du palais

Prolongement membraneux du palais dur ou osseux. Par son abaissement, sous l' action de certains muscles, il met en communication les voix respiratoires et les fosses nasales : les sons émis sont "nasalisés" et o, a, i, deviennent on, an, in quand le voile se relève. Alors, le conduit entre l'arrière-bouche et le nez est fermé et l'air expiré passe uniquement par la bouche.

Voix

Ensemble des sons parlés ou chantés émis par l' appareil phonatoire humain La voix sert à plusieurs sortes de choses : à s'exprimer d'une part et à agir d'autre part.

S'exprimer c'est raconter ce qui vient d'arriver, parler de la pluie et du beau temps, évoquer des souvenirs, parler tout seul... et, dans ces cas, l'interlocuteur n'a pas une importance considérable. Dans ce cas, on utilise, en général, ce qu'on appelle le souffle thoracique supérieur. Quand on parle, on prend de l'air en montant légèrement le thorax, puis lorsque celui-ci descend, un courant d'air se produit et un son est créé par le simple passage de l'air au travers du larynx.

Agir : c'est appeler quelqu'un, donner un ordre, informer, interroger ou se produire publiquement (professeur, avocat, tribun de tous ordres...). À ce moment, on projette un son. Il est fait de la mise en route du souffle abdominal : l'intérêt de cette respiration abdominale c'est qu'elle permet de bénéficier du réglage diaphragmatique. Le rôle du diaphragme est de refouler les viscères de l'abdomen vers le bas qui s'étalent en ceinture, ce qui permet l'élargissement de la cage thoracique et donc l'inspiration. Quand on est dans le souffle, il sert de réglage du débit pour un son abdominal. Tandis que pour un souffle thoracique on se sert du larynx pour le réglage du débit.

 

Pour produire un son, il faut plusieurs étages :

les voix respiratoires (les poumons, la trachée...)
le larynx qui est un robinet qui sert à fermer la trachée ou à bloquer le système pulmonaire, pour soulever une charge par exemple.

 

Voix de poitrine

Phonation effectuée à l'aide d'un souffle profond issu des bases abdominales et grâce à l'usage prioritaire du diaphragme.

Voix de tête (ou voix de fausset)

Phonation qui privilégie l'usage des résonateurs supérieurs.

 

Voix naturelle

Une voix chantée est dite "naturelle" quand son timbre se rapproche de celui de la voix parlée. Dans la mesure où les voix parlées sont elles-mêmes soumises à de fortes variations culturelles (notamment en rapport avec la langue), la notion de "voix naturelle" a une valeur strictement relative.

 

Volume

Intensité d'un son.

 

Voute du palais ou palais dur

Partie antérieure, osseuse, du palais.

Voyelle

Son du langage dont l'articulation est caractérisée par le libre écoulement de l'air expiré à travers le conduit vocal, par opposition à consonne qui utilise des obstacles (dents, lèvres ou langues). L'alphabet français a six voyelles fondamentales qui sont a, e, i, o, u, ou.

Les voyelles dépendent des modifications du volume des cavités de résonance que sont la bouche et l'arrière-bouche.

La voyelle "i" : on modèle une petite cavité de résonance juste derrière les incisives en avançant la langue en avant et en relevant le voile du palais de manière à avoir une cavité de résonance appropriée au son de la voyelle "i".
La voyelle "u" : il faut agrandir la cavité de résonance de la bouche en avançant les lèvres.
La voyelle "ou" : on agrandit encore cette cavité en reculant la langue vers le fond de la bouche tout en descendant en même temps le larynx pour faire de la place.

Les voyelles varient selon les langues. En anglais, la voyelle "o" n'est pas stable, de même qu' en chinois le "i".

 

 

 

 

 

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